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Hope M. Williamson - "My body is a cage.

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âge : 25 ans.
métier : chanteuse-guitariste la nuit, cumule les petits boulots le jour.
statut : a perdu l'équilibre.
identité sexuelle : hétérosexuelle, jusqu'à preuve du contraire.
inscrit depuis le : 28/07/2016
messages : 264
ma vie : La musique dans le sang depuis toujours. Départ du père beaucoup trop tôt. Mère alcoolique, inattentive. Overdose du premier amour à ses 17 ans. Rencontre de son meilleur ami avec qui elle fonde un groupe modeste. Vis au jour le jour, vogue de job en job, vogue de rêve en rêve et d'illusion en illusion.
Bien qu'on dirait que le papillon est en train de se poser.

Danette Duo ♥


L'irresistible Casse-Couille ♥


Mes rp's: (0/4 libre)

. Dream on (ft. Sean)
. j'ai soif (ft. Tiana)

. intrigue: concours de tarte à la citrouille

à suivre:
. ft. Sean & Simone

clôturés:
. but i'm a creep (ft. Thomas)
. let's go to party! (ft. Fly)
. home sweet home (ft. Sean)
. concert & rencontre (ft. Simone)
. soirée entre filles (ft. Maya)

MessageSujet: Hope M. Williamson - "My body is a cage. Dim 20 Nov - 23:27



featuring nom pérnom & nom prénom
«my body is a cage »


Nom Williamson
Prénom Hope Morgan
Âge & date de naissance 25 ans, 19 novembre 1991.
Situation matrimoniale Célibataire.
Groupe Volage comme un colibri.
Avatar Bryden Jenkins.

Anecdotes
1. hope. Toi, toi que je porte depuis toujours et qui est censé être la première chose que les gens apprennent de moi. Toi que les gens prononcent pour me désigner, pour m'appeler dans la rue, pour s'adresser à moi. Je te hais. Comme si je portais le prénom d'hypocrite sur mon visage. Peut-être est-ce parce que c'est ma mère qui t'a choisi, mais j'ai jamais su te piffer. Et c'est pas prêt de changer. 2. la cigarette. Ennemie jurée et plus grande amie. Je t'ai fumée à 12, à 13, à 14... je ne me suis jamais arrêtée. Je n'ai jamais eu de passe hypocrite ou je pensais pouvoir me passer de toi. Je t'ai dans la peau. Ma nicotine, mon oxygène. Je sens la clope, et pas le chanel n°5, désolée jeune homme, la perfection n'existe pas, et elle je la fume, comme un pompier. Matin, elle m'éveille, midi, elle m'apaise, soir elle m'accompagne dans mes insomnies infinies. Il n'y a pas plus incurable qu'une maladie dont on ne veut être guérit.3. la musique. Notre contact est plus interne. Je te prends en intraveineuse. Tu me berce depuis toujours. Tu combles mes silencieuses angoisses, tu me remplis de tes sens, tu me portes, me transportes. Tu m'es douce et amère en même temps, tu es mon passé, mon présent, et l'avenir que j'espère vivre. Tu es ma nostalgie, mes souvenirs, tu es ma réalité constante, et quand je t'ai apprise, je n'ai jamais plus éprouvé pareil soulagement. Tu me soignes de mes haines, me rassures dans ma peur, tu m'écartèles d'amour. Me porteras jusqu'à mon dernier souffle.4. sean. J'ai trop souvent perdu la tête pour des choses qui valaient pas le coup. Toi tu le vaux. Fois mille que tu le vaux. Tout ce que je pourrais dire sur toi semblera bateau, sauf pour toi, parce que toi tu sais que c'est vraiment pas la même chose. Et toutes ces heures passées à fumer des clopes sur ton balcon de ton appart, à regarder le ciel la nuit. Tu pares ma vie de ta présence bienfaitrice. T'es comme mon frère, la preuve, je peux rire comme une dinde devant toi sans m'en vouloir de pas paraître glamour. T'as vu ma gueule pas maquillée, ma tête du lion le matin, t'as tenu mes cheveux quand je dégueulais lors de mauvaises cuites, tu m'as provoqué des mauvaises cuites d'ailleurs. Tu me prends pas pour une gamine, dans tes yeux j'ai de la valeur, dans tes yeux j'ai du talent. Notre groupe de deux suffit à tout, personne pourrait nous accompagner, nos voix s'accordent comme nos esprits. Tu me casses les couilles autant que tu me fais rire. Tu m'empêches de me laisser aller, tu m'as sorti de ma merde. Tu me fais peur. Parce que t'es la meilleure partie de moi. Si tu pars, il restera plus de moi que la merde que j'ai enfoncé tout au fond. Cette merde que je ne réveille pas, parce que je veux que tu sois fier de moi, que tu m’ébouriffes les cheveux comme si j'étais ta petite soeur, même si je t'engueule à chaque fois que tu le fais. Tu me fais du bien, simplement. 5. les autres. Vous êtes tout ce que Sean n'est pas. Vous me faites peur, vous êtes l'extérieur. Je parle, j’interagis  avec vous, je m'intéresse à vos vies, je les écoute. Je fais la fête avec vous, nous rions, nous refaisons peut-être parfois le monde ensemble. Mais j'ai peur de m'attacher à vous, vous n'avez pas réussi à percer la carapace, mais c'est pas si grave, dans le fond, parce que vous ne vous en rendez pas compte, vous me prenez pour cette fille un peu déjantée, un peu folle qui anime vos soirées, celle qui chante bien, qu'on écoute quand elle joue de la gratte et qu'on envie peut-être parfois pour sa rébellion, sa personnalité, sans savoir qu'à l'intérieur c'est rempli de peur, de contradictions. Vous ne savez pas que nos étreintes sont sans âme, nos rêves illusoires, que vous ne remplirez jamais ma vie comme vous l'espérez, mais j'essaye d'être cette bonne personne, je ne supporterai plus la disparition d'un être cher alors ce ne sera jamais que de l'amitié de surface. Je ne vous hais pas, pourtant, soyez-en certains. 6. les tatouages. Vous parcourez mon corps de vos folles encres, telle une toile abritant vos secrets. Chacun de vous à un sens que je me garde bien d'expliquer, mais je suis accros aux aiguilles, celles qui ne sont pas vraiment mauvaises pour la santé, celles qui me permettront de vivre longtemps à vos côtés. 7. la nourriture. Tu es mon trouble pour toujours. Je ne vis qu par toi, à m'en faire mal au ventre. Longtemps, suite à sa mort, j'ai eu honte de remplir ce vide qu'il avait laissé en moi, alors je me vidais seule, dans les toilettes. J'avais des accès de boulimie, mangeant tout ce qui me passait sous la main, c'était un vrai trouble, je m'alimentais même de choses dont je n'en avais pas envie, même quand je n'avais pas faim et que la bouffe me dégoutait. Je me remplissais et me vidais avec la même pathétique sensation d'impuissance. Sean m'a guérie, en tout cas il m'a permit l'auto-guérison. Aujourd'hui je voue cet amour pathétique pour la bouffe, compensant toujours mes angoisses par des parts de pizzas, mais je ne les rends plus, au risque de devenir obèse et difforme.8. la fête. Le jour, je travaille, puis la nuit je te consomme. Après concerts, anniversaires, je célèbre tout jusqu'à mon existence, célébrons-nous, aimons-nous, notre existence sur terre est éphémère alors remplissons-nous de cette énergie vitale, celle de communiquer de rire ensemble, de danser. Tu es synonyme de vie, tu rythmes mon existence autant que je puisse. Peut-être parfois pour m'arrêter de penser, mais cela, nous éviterons d'en parler.9. la liberté. Tu es possible, tant qu'on n'est pas exigeant, qu'on espère pas au-delà de nos limites. Tu paves mes jours, et je repose sur ton principe. Parfois je me laisse aller, je garde le même travail pendant plus de 6 mois jusqu'à ce que je me rende compte que je m'enlise, que je m'enferme. J'ai peur des murs, alors je te consomme sans modération, quitte à prendre des risque, quitte même parfois à avoir peur. Ce n'est pas grave, je te suivrai à jamais, quitte à en crever. 10. la technologie. Cette chose si étrange à mes yeux. Bien sûr, je connais les classiques facebook, youtube, je sais même envoyer un mail. Mais je m'éloigne de toi autant que possible, communiquant à peine avec mon téléphone. Je serais ce genre de personne qui ferait bien rire en demandant comment copier coller, c'est bien simple, tu me fais peur, les gens sont si obsédés par leurs écrans, j'ai l'impression que tu les manges, et qu'il ne reste que des coquilles vides ensuite, qui s'évacuent sur facebook et n'ont plus de réelle opinion, ni d'eux-même, ni du monde qui les entoure. 11. le père. J'aurais voulu trouver en toi la figure parentale idéale. Ca été longtemps le cas, même si la mère s'est interposée. Mais tu as fait de moi une meilleur personne depuis toujours, tu m'as poussée à me forger un esprit critique alors que je n'étais déjà qu'une enfant. Puis tu t'es éloigné, puis tu es parti. Avec cette fille à peine plus âgée que moi. Alors j'ai de la colère, énormément de colère en moi, quand je pense à toi, parce que je ne comprends pas, parce que j'ai besoin de toi, et que t'as même pas su le voir quand il est parti. Quand le seul mec dont j'ai été amoureuse est parti. Reviens et tout seras pardonné. Reviens et j'irai peut-être mieux. 12. la nuit. Mon unique repère, toi où je me sens bien, toi où je m'évapore, toi où tout s'efface jusqu'au petit matin. Je ne vis que pour toi. Je ne vis que pour te vivre. Poppy du jour n'est pas moi. Quand les lumières artificielles de la ville s'allument et que tu étends ton pouvoir, plus rien d'autre n'existe que toi. Les visages changent, les visages se révèlent. Les gens prétendent qu'ils ne sont pas vraiment eux-même une fois la nuit venue, qu'ils se chargent de leurs plus beaux apparats pour rire ensemble, mais moi je les transperce, moi je sais. Tu révèles les gens, tu les mets à nu. Ta lumière éclaire ces visages, où l'on peut ressentir leurs douleurs et tristesses ainsi que tout ce qui les caractérise. 13. la drogue. Plus jamais toi. Toi qui me tétanise, toi qui m'a tant attirée et tant repoussée, je ne pourrais jamais plus goûter à tes lèvres acides aux tons explosifs. Tu ne me vrilleras plus jamais la tête, tu ne vrilleras plus jamais mon coeur. Si je me permets un bâton de détente de temps en temps, plus jamais je ne tomberai dans tes pièges mortels, plus jamais je ne mourrais de douleur par ta faute, plus jamais toi, plus jamais. 14. lui ou l'amour. Jake. Tu as pavé mon adolescence de ta présence enchanteresse, tes baisers n'ont plus jamais été égalés, et dans ton regard sombre de décelait cette profondeur qui m'a tant touchée. Dans tes yeux je me perdais, de tes yeux je n'étais qu'amour, je n'étais que passion. Et nos rêves emmêlés avaient ce goût d'éternité. Etreins-moi encore dans cette douce nuit fragile et éphémère, reviens-moi et fais en sorte que je n'aie jamais à te perdre, jamais à te revoir mort devant moi, dans mes bras. Trop jeune pour ça, je suis brisée à jamais et même si j'essaye d'aller mieux, la passion me fait peur, l'amour me fait peur. Plus jamais un comme toi. Je ne peux plus laisser mon coeur ressentir ça. Parce que je n'y re-survivrai pas.



Histoire
A quel moment ça a foiré, j'en sais trop rien. Ca m'a juste claqué à la gueule bien après avoir commencé. Pire qu'une douche glacée, pire qu'un électrochoc. Je me suis réveillée un matin dans son lit dont les draps abîmés sentaient la clope et un tas d'autres trucs. Et puis quand je me suis redressée, je l'ai vu, là, étendu à côté de moi. Je ne sais pas ce qui s'est passé dans ma tête quand j'ai compris ce qui se passait. Je n'ai pas pleuré. Mais tout était trop douloureux pour ça. J'ai fixé son regard inanimé et mon coeur est remonté dans ma gorge pour ne plus jamais redescendre. Puis je sais pas, la pièce est tombée et je me suis mise à hurler. Je suis montée sur le lit, à genoux à côté de lui, ramenant mes cheveux derrière mes oreilles, j'ai d'abord suffoqué, sentit mon corps se contracter puis je me suis mise à hurler, oui. A crier son nom, à le secouer, à l'insulter, dans une rage, dans un désespoir sans doute infini. Je ne sais pas à quel moment je me suis dit que ça allait finir par le réveiller, mais je me le suis dit, après tout, c'est ça qu'on dit, « gueuler à réveiller les morts ».

Ouais non, décidément, j'arrivais pas à savoir à quel moment ça avait basculé. J'avais eu cette belle enfance heureuse dans une famille de gentils bourgeois, deux parents qui travaillent pour subvenir aux besoins, une jolie petit baraque, et un grand frère adorable. C'était le portrait de la famille parfaite. Comment ça pouvait foirer ? Je sais pas. Ce grain dans ma tête, qu'était pas bien. Ce gentil petit grain qui faisait que j'étais amoureuse de Kurt Cobain quand j'avais 5 ans, oui c'était pas évident d'être amoureuse d'un homme mort. Peut-être que j'avais cette fascination morbide pour ce genre de chose. Ca me prédestinait sans doute. Je me souvenais avoir quitté ma chambre sur la pointe des pieds pour regarder des films d'horreurs pendant que mes parents étaient partis et que ma baby-sitter ronflait dans le divan. Je mettais le son au minimum et m'asseyait devant l'écran, riant presque aux éclaboussures de sang, déjà trop critique pour trouver ça crédible.

A l'école, j'étais un peu la fille bizarre, déjà parce que je faisais pas des manières comme mes comparses, j'étais ce genre d'enfant qui passait plus de temps à inventer des trucs tordus qu'à jouer à la poupée ou à la marelle. J'aimais créer. J'aimais dessiner, et très tôt je me suis mise à écrire, essentiellement des poèmes. Ne vous méprenez pas, je n'étais pas ce genre d'enfant qui dessinait des gens morts que l'on envoie voir des psychologues dans les films. Non, mais je n'étais pas non plus le genre d'enfant qui dessinait sa maison et sa famille. Cette famille ne m'inspirait pas grand chose en fait. Je n'étais pas une enfant affectueuse, et mes parents me le rendaient bien. Ce n'était pas grave, c'était notre mode de vie.


L'adolescence est bien vite arrivée, et je me suis vite sentie précoce, sans doute que j'étais la première à trouver que le monde, eh bien c'était de la merde, que la société c'était de la merde, que mes parents et ma vie, c'était de la putain de merde. Et puis, de toute façon, personne pouvait comprendre. Les gens me dégoutaient et pourtant j'avais besoin d'eux pour exister, tu sais cette bande de potes avec qui te plaindre de la vie trop douloureuse et avec qui pourtant tu finis toujours par te marrer à crever. A 12 ans j'avais fumé ma première cigarette. A13, mon premier joint. A 14, j'ai été dépucelée. Et puis, à 16 je suis tombée amoureuse. Mais pendant toutes ces années, j'ai aussi développé mon amour pour l'écriture et le chant. Je grattouillais péniblement les cordes d'une guitare sèche que j'avais acheté en occasion avec mon argent de poche. J'exerçais ma voix fragile et déjà un peu éraillée. Autonome, je n'ai jamais su dire quelle note était laquelle, mais je m'en sortais d'instinct. Mes parents m'avaient visiblement dotée d'une oreille musicale. Et c'est comme ça que je l'ai rencontré. Je prétendais toujours aller chez « ma meilleure amie » mais nous finissions toujours dans des soirées dans des caves aménagées, à fumer, boire, et gratter et gratter encore. Nous étions tous un peu des losers, mais nous n'étions pas seuls, ça nous soulageait sans doute. Mais c'est là que j'ai rencontré Jake. Jake était plus agé de 3 ans, mais à cet âge-là, un mec de 19 ans, c'est tellement moins immature qu'un de 16. Et puis les affres de la puberté commence à s'effacer doucement, moins de boutons, un peu plus de charme. A 19 ans c'est pas encore un homme mais c'est déjà plus un adulte qu'un enfant. Et puis moi, ben moi j'avais flashé sur ces deux yeux marrons et ces cheveux sombres. Il était mon exact opposé. Même sa peau mate contrastait avec la mienne. Il jouait de la basse dans le fond de la pièce, complètement dans son truc. Je m'étais posée à côté de lui, juste pour bénéficier un peu de cette aura qui se dégageait de lui. Je l'avais écouté un bon moment, puis il avait finalement posé l'instrument et nous avons discuté. Il m'a avoué qu'il se faisait chier, que c'était un pote qui l'avait trainé ici, mais que lui avait besoin d'autre chose. On a fumé un spliff ensemble, puis il m'a embrassée. Et c'était vraiment bien plus cool qu'avec les précédents beaucoup trop maladroits. Nous sommes sortis se poser dans le jardin avec une bouteille, et on a discuté jusqu'au matin.

Jake et moi étions devenus accros l'un à l'autre. Le fait était que je n'étais pas sa seule addiction. Jake prenait des tas de trucs qui parfois me faisaient peur tant ils me semblaient étrangers. J'avais vu des tas de film, mais c'est autre-chose quand tu vois ça en vrai. Il avait beau me dire que la réalité c'était pas Requiem For A Dream, j'étais assez flippée de le voir faire. Ce serait se mentir que de dire que ça n'était pas des angoisses liées profondément à l'envie d'essayer, ou que je n'ai jamais tâté de ces terrains-là avec lui. J'ai essayé des tas de trucs, mais le bien-être et l'évasion que cela me procurait ne palliait pas aux angoisses trop profondes qui me rongeaient. Il en avait fallu peu pour que nous nous aimions à crever, mais il en fallu encore moins pour que nous commencions à nous déchirer. Il me vrillait l'esprit, je me consumais entièrement dans ses bras, mais peu à peu nos soirées de plaisirs s'étaient transformées en soirée où nous nous déchirions. Surtout lui. Jusqu'à ce soir. Ce putain de soir. J'm'étais assoupie à cause d'un bèdot beaucoup trop chargé, et lui, et bien, il s'en était pas contenté. Toujours est-il que quand je me suis réveillée ce crétin était mort, étouffé dans son propre vomi, sur le dos dans son lit.


GGueuler n'avait servi à rien, il ne s'était pas réveillé, et son visage tourné vers moi et ces deux beaux yeux dirigés vers moi regardaient un point dans le vide qui n'était pas moi. Et j'eus mal. Mal à en crever. Ca m'avait transpercée de part en part. Et je l'avais haï. Bon dieu que je l'avais haï pour ça. J'étais restée prostrée longtemps et les choses s'étaient déroulées sans que j'en comprenne grand chose. Mes parents n'avaient jamais su. De toute façon je restais une adolescente déprimée, c'était normal pour une fille de mon âge de faire la gueule au dîner, de pas avoir envie de raconter ma journée. De m'enfermer dans ma chambre. Ma vie sociale devint nulle à chier. Je ne bouffais plus, je me faisais vomir. J'étais maigre à crever. A l'école j'étais une merde, mais à chaque fois que j'essayais de me convaincre de l'importance des cours, je revoyais ce visage mort du garçon que j'avais aimé, et je me demandais comment on pouvait encore s'embarrasser de telles futilités. Même le divorce de mes parents ne m'atteint même pas, mon père s'était barré avec une fille à peine plus âgée que moi. Juste la limite légale. Et ma mère quant à elle, trouva son verre de vin quotidien de plus en plus essentiel, au point de « c'est pas grave si j'en reprends un. C'est jamais que du vin. » Et ses soirées à cuver dans le fauteuil devant des émissions à la con. Putain, qu'est-ce que c'était con et inutile tout ça.

A la fin du lycée, après avoir réussi avec difficulté, j'avais aménagé la cabane dans le fond du jardin qui était inutilisée, parce que j'avais trouvé ça dans une série, et que c'était super cool comme idée. Alors j'avais tout aménagé, me donnant l'impression de créer quelque chose. Mais dans le fond, j'étais juste creuse. Puis un jour je suis tombée sur ce guitariste et à partir de là tout à changé. Cet homme m'a redonné la confiance dont j'avais besoin, nous avons créé un groupe, notre groupe, et nus produisions de petits concerts à gauche à droite, dans des bars. Nos voix s'unissent à la perfection, et les gens semblent apprécier notre musique. En ne me prenant pas comme une gosse et me poussant à me bouger le cul, ce mec a réussi à me sortir du tunnel, il ne me prend pas avec des pincettes, au contraire, il a la fermeté nécessaire pour que je ne me laisse pas végéter. Il me fait du bien.

Alors me voilà aujourd'hui, ma vie ne paye pas de mine. Ma mère a trouvé un nouveau Jules à la panse à bière et au regard vitreux qui ne cesse de finir sur mon cul. Elle qui n'a jamais su prendre de décision décide de vendre la maison, et donc mon logement toujours situé dans la fond du jardin. Alors après des instants d'errance à squatter chez des amis, j'ai fini par trouver une colloque sympa. Pas le choix, je n'ai pas le moyen de faire mieux de toute façon. Et puis je n'ai pas besoin de grand chose, un plumard et ma gratte, et rien de plus ne m'importe. C'est elle qui m'a sauvée pour de vrai et qui fait qu'au jour d'aujourd'hui, je suis cette femme qui rit, qui danse et plaisante à longueur de temps. Je fume trop, je bois trop, mais cette vie ne me tuera qu'à long terme, moi. Mais là, dans l'immédiat, j'ai trop à offrir au monde et il a trop à m'offrir pour que je retrouve mes envies de me flinguer qui ont parsemé mon adolescence désastreuse.

Mais pour l'amour, par contre, on repassera.
(c) chaotic evil


i don't need a reason to set the world on fire
ft. nom prénom & nom prénom
Bacon ipsum dolor amet andouille drumstick leberkas bacon shank. Salami cupim kielbasa leberkas spare ribs boudin tongue chuck tenderloin. Boudin prosciutto kielbasa, jerky sirloin bacon shankle alcatra short ribs tenderloin pork chop porchetta pig. Turducken hamburger biltong jowl. « Exemple de paroles dans le texte. » Pork landjaeger alcatra, cupim bresaola ground round beef sausage prosciutto meatloaf hamburger drumstick. Salami boudin biltong bacon pork chop filet mignon t-bone spare ribs venison chicken ground round ham pork belly capicola. Hamburger biltong ribeye picanha chicken. Rump frankfurter jerky, t-bone spare ribs prosciutto cupim jowl flank pork loin. Ground round turkey pig ham short ribs. Swine shank beef, pork loin chicken prosciutto rump strip steak hamburger ball tip sirloin alcatra. Shank shoulder drumstick strip steak brisket fatback sausage beef alcatra. T-bone corned beef biltong leberkas pork belly pastrami, pork chop tenderloin andouille sirloin spare ribs kevin. Strip steak jowl ball tip, salami swine hamburger pastrami meatloaf brisket venison. Beef frankfurter strip steak doner ground round ham hock kevin salami turkey jerky drumstick. Short loin boudin rump ball tip, pancetta andouille bacon strip steak. Beef ribs swine cupim filet mignon, jowl pancetta turducken shank ham. T-bone kielbasa pork loin tenderloin turducken. Spare ribs hamburger ball tip tenderloin shank kielbasa.

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âge : 25 ans.
métier : chanteuse-guitariste la nuit, cumule les petits boulots le jour.
statut : a perdu l'équilibre.
identité sexuelle : hétérosexuelle, jusqu'à preuve du contraire.
inscrit depuis le : 28/07/2016
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ma vie : La musique dans le sang depuis toujours. Départ du père beaucoup trop tôt. Mère alcoolique, inattentive. Overdose du premier amour à ses 17 ans. Rencontre de son meilleur ami avec qui elle fonde un groupe modeste. Vis au jour le jour, vogue de job en job, vogue de rêve en rêve et d'illusion en illusion.
Bien qu'on dirait que le papillon est en train de se poser.

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. Dream on (ft. Sean)
. j'ai soif (ft. Tiana)

. intrigue: concours de tarte à la citrouille

à suivre:
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. home sweet home (ft. Sean)
. concert & rencontre (ft. Simone)
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MessageSujet: Re: Hope M. Williamson - "My body is a cage. Dim 20 Nov - 23:27

sean casey
best friend. » sean. J'ai trop souvent perdu la tête pour des choses qui valaient pas le coup. Toi tu le vaux. Fois mille que tu le vaux. Tout ce que je pourrais dire sur toi semblera bateau, sauf pour toi, parce que toi tu sais que c'est vraiment pas la même chose. Et toutes ces heures passées à fumer des clopes sur ton balcon de ton appart, à regarder le ciel la nuit. Tu pares ma vie de ta présence bienfaitrice. T'es comme mon frère, la preuve, je peux rire comme une dinde devant toi sans m'en vouloir de pas paraître glamour. T'as vu ma gueule pas maquillée, ma tête du lion le matin, t'as tenu mes cheveux quand je dégueulais lors de mauvaises cuites, tu m'as provoqué des mauvaises cuites d'ailleurs. Tu me prends pas pour une gamine, dans tes yeux j'ai de la valeur, dans tes yeux j'ai du talent. Notre groupe de deux suffit à tout, personne pourrait nous accompagner, nos voix s'accordent comme nos esprits. Tu me casses les couilles autant que tu me fais rire. Tu m'empêches de me laisser aller, tu m'as sorti de ma merde. Tu me fais peur. Parce que t'es la meilleure partie de moi. Si tu pars, il restera plus de moi que la merde que j'ai enfoncé tout au fond. Cette merde que je ne réveille pas, parce que je veux que tu sois fier de moi, que tu m’ébouriffes les cheveux comme si j'étais ta petite soeur, même si je t'engueule à chaque fois que tu le fais. Tu me fais du bien, simplement.


maya casey
little sister. » Under Construction.


sebastian casey
yeti » under construction.


simone virtanen
musical friend » under construction.



tiana a. cleyndert
good writer » under construction


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MessageSujet: Re: Hope M. Williamson - "My body is a cage. Dim 20 Nov - 23:27

A vous mes chatons! ♥

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MessageSujet: Re: Hope M. Williamson - "My body is a cage. Dim 20 Nov - 23:34

Je veux un rp dés que je suis libre, c'est non négociable :coeur:
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MessageSujet: Re: Hope M. Williamson - "My body is a cage. Dim 20 Nov - 23:39

Bien sûr, mon chaton des îles, tu sais bien ♥

Tiens-moi au courant quand tu es libre :aha: !!

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MessageSujet: Re: Hope M. Williamson - "My body is a cage.

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Hope M. Williamson - "My body is a cage.
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