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what goes around comes around (ft.Enzo)

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âge : 30 années à parcourir les rues de cette ville.
métier : Psychologue. Passionnée de peinture, de photographie et de jardinage.
statut : Eternelle célibataire.
identité sexuelle : Bisexuelle.
inscrit depuis le : 28/11/2016
messages : 38
ma vie :

Quand Camille Abberline participa au suicide collectif d'une secte il y a environs 20 ans, elle laissa une petite fille démunie et un mari effondré derrière elle. Delphine est donc condamnée à devoir grandir trop vite et s'oublier elle-même pour s'occuper de son père.
A 18 ans, elle manque de quitter la ville avec son amour d'adolescence, éprise par une envie folle de liberté et de voyage. Mais elle finit par rester par culpabilité.
Depuis, au-delà de ses études qu'elle réussit de justesse, sa principale occupation est de gérer son père en fauteuil roulant, se laissant pour ainsi dire complètement aller depuis la mort de sa femme.
Delphine est donc un oiseau aux ailes brisées, dont la vie n'est qu'une gigantesque frustration. Cette solitude obligée fait naître en elle des désirs qu'elle voudrait refouler. Mais il reste certain qu'elle a besoin du contact d'autrui pour exister. Sa préoccupation pour les autres et sa passion pour tous les profils de personnage l'a fait devenir psychologue.

Elle peint et photographie énormément mais ne montre jamais ce qu'elle fait. Elle a repris le jardin de sa mère et le cultive lors de son temps libre.

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MessageSujet: what goes around comes around (ft.Enzo) Lun 5 Déc - 20:47


Enzo & Delphine

what goes around comes around


Après tant d'années dans cette ville, j'avais fini par en investir l'histoire, les gens me connaissaient comme la fille discrète qui s'occupe sagement de son père, la fille courageuse qui se bat silencieusement, ne se plaint jamais. J'avais tendance à être timide, bien que mon regard ne se baissait jamais quand je parlais avec autrui. Malgré tout ce qu'on pouvait en dire, j'avais des dessous que les gens n'imaginaient pas. Tout d'abord avec les hommes, j'étais plus sauvage et indomptable qu'on pouvait l'imaginer. Et puis, dans mon travail. Les gens qui me connaissaient de vue se demandaient comment je pouvais être psychologue et savoir convenir à tant de patients, pour eux je ne faisais qu'écouter silencieusement, prescrire des médocs et basta. Le fait était que j'étais terriblement professionnelle et que la Delphine qui se déclarait dans mon cabinet n'était pas du tout la même qu'à l'extérieur. J'étais beaucoup plus assurée. J'aimais mon job et je m'y épanouissais pleinement, même si une fois en dehors, je retrouvais ma discrétion, et mon caractère effacé.
Aujourd'hui ne changerait pas à la coutume, je commençais la journée par un nouveau patient dont j'avais reçu l'appel deux jours plus tôt, il avait visiblement rapidement besoin de se délivrer d'un poids, et je lui avais mis un rendez-vous dès que possible, justement, une autre patiente s'était décommandée pour aujourd'hui. Lorsque j'eus fini ma paperasse du matin, je me levais de derrière mon bureau et me dirigeais vers la porte pour l'ouvrir, monsieur était déjà dans la salle d'attente, ponctuel, j'appréciais cette qualité. Alors que je tendais la main pour serrer la sienne, je le reconnus directement. Un sourire assuré s'étendit sur ma bouche, cachant le fait que le fait de recroiser ce regard me destabilisait : « Bonjour, Monsieur Winslow c'est bien ça ? » Excellente imitation de toi-même Delphine ! Je m'auto-congratulais. Il n'était pas question de perturber mon profesionnalisme pour quelqu'un qui ne me reconnaitrait sans doute pas, au lycée, j'étais plus rebelle, plus difficile à cerner, et il ne devait pas se souvenir de moi. Je m'écartais d'un pas et l'invitais d'un geste de main à rentrer dans mon cabinet : « Je vous en prie, rentrez ! » Je rentrais à sa suite. Enzo Winslow, je comprenais désormais pourquoi ce nom me disait quelque chose, j'avais du consoler ma meilleure amie de l'époque pendant des semaines après leur séparation brutale. Ce n'était pas bon de commencer l'entretien avec un a priori, mais je devais faire fis de cela et me concentrer sur mon travail, et celui-ci commençait par le mettre à l'aise. Des fauteuils confortables ornaient mon cabinet que j'avais voulu neutre mais relaxant, il ne s'agissait pas du sofa cliché évidemment, et il n'aurait pas à s'y allonger et fixer le plafond. « Installez-vous, faites comme chez vous. Vous voulez quelque chose à boire ? Thé, café ? » Le tout était de faire semblant de rien.
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MessageSujet: Re: what goes around comes around (ft.Enzo) Mar 6 Déc - 12:51

La nouvelle m'avait ébranlé c'était le moins que l'on puisse dire. J'avais appris quatre jours plus tôt que ma mère biologique était la mère d'une de mes amies, Tessalya. J'avais appris à vivre sans elle, sans rien connaître d'elle pendant trente ans et n'avais jamais souhaité en savoir plus. Je m'étais construit avec mon père, ma belle-mère et mes demi-frères et sœurs. Une vie qui me convenait. Aujourd'hui j'avais mon resto, certes j'étais célibataire mais mon boulot me prenait pas mal de temps. Je ne me plaignais pas de ma situation même si le souhait d'avoir un enfant se faisait de plus en plus présent dans mes pensées.

Enfin, passons, le lendemain de la nouvelle j'avais vu Tess et je lui avais annoncé la chose d'une manière qui ne me ressemblait pas, déversant ma colère sur elle, elle qui n'avait rien fait. C'est pourquoi j'avais préféré il y a deux jours prendre rendez-vous chez une psychologue, il n'y avait aucune honte à ça de toute manière. Je ne voulais pas devenir un tyran envers mes proches ni au travail. Je n'aurais d'ailleurs pas pensé que tout ça me perturberait autant.

J'arrivai un peu en avance à mon rendez-vous de 11h et patientai en salle d'attente. Je n'étais pas nerveux, j'avais besoin de parler ce qui m'arrivait rarement et ne voulait pas accabler mes proches. J'avais préféré voir une personne neutre. La psychologue ouvrit la porte à l'heure, ce qui était déjà un bon point. Je relevai la tête et fut surpris de voir la femme devant moi. Delphine Abberline, j'aurais du reconnaître son nom de famille. Nous étions au lycée ensemble et j'étais sorti avec sa meilleure amie. Je l'avais quitté car je ne tombais finalement pas amoureux et ne voulait pas m'engager davantage dans cette relation. Je savais que Delphine m'en avait voulu après ça.

Je me levai et lui serrai la main. « Oui c'est bien ça ! » lui répondis-je. Je ne savais pas si elle m'avait reconnu mais, d'un coup, le rendez-vous me sembla plus bien complexe. Je n'allais pas me confier à une inconnue, c'était totalement différent. Je la suivis tout de même dans son bureau et m'installai sur un fauteuil, face à elle. Elle me proposa alors à boire.

« Je veux bien un café, s'il vous plait. » Je ne pus cependant pas me taire plus longtemps, pour moi, il fallait crever l'abcès tout de suite pour que je me sente à l'aise. « Désolé d'interrompre mais, vous ne m'avez peut-être pas reconnu, on était au lycée ensemble… Je dis ça parce que je ne m'attendais vraiment pas à devoir me confier à une personne connue et je ne sais pas si vous pouvez recevoir un patient que vous connaissez... »
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A 18 ans, elle manque de quitter la ville avec son amour d'adolescence, éprise par une envie folle de liberté et de voyage. Mais elle finit par rester par culpabilité.
Depuis, au-delà de ses études qu'elle réussit de justesse, sa principale occupation est de gérer son père en fauteuil roulant, se laissant pour ainsi dire complètement aller depuis la mort de sa femme.
Delphine est donc un oiseau aux ailes brisées, dont la vie n'est qu'une gigantesque frustration. Cette solitude obligée fait naître en elle des désirs qu'elle voudrait refouler. Mais il reste certain qu'elle a besoin du contact d'autrui pour exister. Sa préoccupation pour les autres et sa passion pour tous les profils de personnage l'a fait devenir psychologue.

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MessageSujet: Re: what goes around comes around (ft.Enzo) Mar 6 Déc - 19:39


Enzo & Delphine

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Oui j'avais subtilement détourné l'attention, même si j'avais cru déceler cette petite lumière dans son regard, la lumière qui s'éclaire quand on reconnaît quelqu'un, s'il s'avérait que mon intuition était exacte, la thérapie serait compromise, et je n'étais pas sûre qu'être celle qui écouterait ses problèmes serait la bonne solution. Cela dépendait surtout des a priori qu'il avait sur moi, c'est vrai que la personne que j'étais à l'époque n'était pas la professionnelle qu'il avait face à lui à présent. Dans tous les cas, pour ma part, je pensais savoir passer au dessus, quitte à ne mettre le sujet sur le tapis qu'une fois qu'on serait réellement installés pour lui rafraîchir la mémoire et le laisser décider si cela serait vraiment trop bizarre de poursuivre ou non. Si j'avais été moi-même son ex, là je lui aurais directement conseillé de rencontrer un de mes confrères, parce qu'il y aurait eu conflit d'intérêt, mais là je pensais pouvoir maîtriser la situation de mon côté.

Pour moi, Enzo ne serait qu'un patient de plus qui avait besoin de parler, déverser tout ce qui le tourmentait, et j'étais prête à être l'oreille attentive dont il avait besoin. Celui que j'avais connu n'étais qu'un ado, et en vrai je ne connaissais rien de sa vie, je me demandais donc quels problèmes pouvaient le pousser à se rendre chez une psychologue. Heureusement c'était moins « honteux » à l'heure actuelle, et de plus en plus de gens se livraient à des thérapies.

Enzo s'était installé. « Je veux bien un café, s'il vous plait. » Je me dirigeais donc vers le meuble où étaient posés tasses et autres. Je lui servis du café que je venais à peine de faire et déposais sur la sous-tasse un pot de crème et sucre si besoin en était. Je revins et posais la tasse sur la table basse face à lui. « Désolé d'interrompre mais, vous ne m'avez peut-être pas reconnu, on était au lycée ensemble… Je dis ça parce que je ne m'attendais vraiment pas à devoir me confier à une personne connue et je ne sais pas si vous pouvez recevoir un patient que vous connaissez... » Je levais les yeux vers lui tandis que j'étais encore penchée et me redressais en souriant, je m'asseyais sur le fauteuil d'en face. « Si, bien sûr que je vous ai reconnu. Moi j'ai un visage qu'on oublie facilement, mais visiblement la mémoire nous est revenue à tous les deux. » Je n'avais plus vraiment de grief contre lui, tout cela datait tellement à présent, bien sûr j'avais gardé l'idée d'un garçon prétentieux suite à a rupture avec mon amie, mais désormais tout était bien loin et je ne voyais même plus cette fille-là. « Je comprendrais que cela coince pour la thérapie, pour moi ça date tellement que je me disais pouvoir passer au-dessus, mais je comprendrais que ça coince pour vous. Votre place ici n'est pas la même que la mienne, alors si vous sentez que cela va compliquer la facilité à me parler, alors je peux tout à fait vous rediriger vers un de mes confrères. » Je souris avec douceur, pour lui confirmer que je ne le prendrais pas mal et en même temps pour lui assurer que pour ma part, je n'éprouvais aucune répugnance à l'écouter désormais. Cela me faisait bizarre de le vouvoyer à présent que nous nous étions reconnus. Mais je n'avais pas l'impression d'être face à la même personne, il avait pris en carrure et en maturité visiblement, ce n'était plus l'adolescent auquel j'avais été confrontée.  
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MessageSujet: Re: what goes around comes around (ft.Enzo) Mar 6 Déc - 21:03

« Si, bien sûr que je vous ai reconnu. Moi j'ai un visage qu'on oublie facilement, mais visiblement la mémoire nous est revenue à tous les deux. » Un visage qu'on oublie facilement ? Elle devait avoir une image d'elle-même faussée. Je n'étais cependant pas là pour l'analyser et loin de moi cette intention. Delphine n'avait pas un visage commun et m'avait toujours intrigué pour ne pas mentir. On ne s'était jamais vraiment parlé, je n'étais pas le genre mec collé à sa copine, j'étais souvent avec mes propres amis et donc quand je voyais Delphine, nous en restions au simple « salut, ça va » pour faire court. « Je comprendrais que cela coince pour la thérapie, pour moi ça date tellement que je me disais pouvoir passer au-dessus, mais je comprendrais que ça coince pour vous. Votre place ici n'est pas la même que la mienne, alors si vous sentez que cela va compliquer la facilité à me parler, alors je peux tout à fait vous rediriger vers un de mes confrères. » ajouta-t-elle. Elle semblait savoir ce qu'elle disait, et puis, pour ma part, je n'avais jamais rien eu à lui reprocher. Si elle était vraiment professionnelle, il ne devrait pas y avoir de souci et puis, je n'aurais peut-être pas besoin de beaucoup de séances. Après tout, j'avais juste besoin de vider mon sac.

« Si vous dites que ça ne vous pose pas de souci alors ça me va. Je n'ai jamais rien eu contre vous de toute manière et, nous n'avons jamais été vraiment proches tous les deux. »

Cela était étrange de la vouvoyer mais c'était beaucoup mieux ainsi. Je bus une gorgée du café, histoire de passer à autre chose. Je supposai que dans ce genre de rendez-vous, le psy commençait à parler même si j'allais avoir ensuite un grand champ de parole. Je me connaissais si je ne parlais pas maintenant je ne retournerai pas voir un autre psy donc autant me libérer tout de suite.

Je commençai finalement à me sentir un peu nerveux de devoir déballer ce qui me pesait et retirai finalement ma veste, comme pour mieux respirer ou je ne sais quoi.
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A 18 ans, elle manque de quitter la ville avec son amour d'adolescence, éprise par une envie folle de liberté et de voyage. Mais elle finit par rester par culpabilité.
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MessageSujet: Re: what goes around comes around (ft.Enzo) Jeu 8 Déc - 19:01


Enzo & Delphine

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Si j'avais décidé de devenir psychologue, c'était notamment parce que j'étais d'une nature très curieuse envers l'être humain en général. Mon histoire avec ma mère m'avait poussé à trouver une curiosité en chaque être, un intérêt pour tout le monde. Chaque personne sur cette terre avait quelque chose à m'apprendre, et j'étais fascinée par la complexité de l'être humain. Mais il fallait également avouer que si j'avais décidé d'exercer ce métier, c'était aussi parce que j'aimais parler des autres et les soulager de leurs maux, ce que mon naturel calme m'aidait à réaliser, mais le faire sans devoir me livrer moi-même était la subtilité qui m'avait convaincue. Je détestais parler de moi, c'était un gros défaut pallié par ma plus grande qualité, celle de savoir instinctivement apaiser les autres, les deux s'accordaient plutôt bien dans l'exercice de mes fonctions, c'était plus complexe dans la réalité de l'extérieur.

Le fait que j'aimais chaque détail de l'être humain me permettait d'être aussi fascinée par Enzo que par tous les autres de mes patients. Il avait quelque chose à m'apprendre, comme tous les autres, et le fait que je l'aie connu lors d'une vie antérieure n'y changerai rien, j'en étais certaine. Au contraire, je voulais mettre des maux sur cette personne jugée par mon ancienne amie comme superficiel, artificiel, et sans substance. Son arrivée ici en prouvait déjà tout le contraire. Et en fait, je n'avais jamais rencontré de personne aussi creuse que la description qu'elle faisait de lui à l'époque. « Si vous dites que ça ne vous pose pas de souci alors ça me va. Je n'ai jamais rien eu contre vous de toute manière et, nous n'avons jamais été vraiment proches tous les deux. » J'avais esquissé un sourire entendu, contente de l'entendre dire ça.  « Très bien, alors nous allons pouvoir commencer. » Son malaise était palpable, j'espérais déjà pouvoir apaiser cette tension. Ca se voyait que c'était la première fois qu'il faisait ça. Je restais confiante, saisissant mon calepin sur la table, ne l'ouvrant d'abord pas, m'enfonçant dans le fauteuil confortablement : « Alors, quel est l'événement qui vous a poussé à venir me voir ? Je vois bien que ce n'est pas le genre de chose que vous feriez initialement, c'est sans doute la première fois que vous avez recours à une thérapie ? » Le sous-entendu était évident, il fallait que quelque chose de gros lui soit arrivé pour que cela le décide à en arriver à une telle extrémité. Enzo avait toute mon attention, pas le moins du monde perturbée par ses tics, enlever sa veste, avoir un peu chaud, boire une gorgée de sa tasse pour se donner une contenance. Je connaissais tous ces refuges.  
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MessageSujet: Re: what goes around comes around (ft.Enzo) Ven 9 Déc - 13:38

Je me sentais déjà un peu mieux sans me veste et, heureusement pour moi, Delphine prit rapidement la parole. « Alors, quel est l'événement qui vous a poussé à venir me voir ? Je vois bien que ce n'est pas le genre de chose que vous feriez initialement, c'est sans doute la première fois que vous avez recours à une thérapie ? » Oui cela devait se sentir que je n'étais pas à l'aise, c'était son métier en même temps, rien d'étonnant à ce qu'elle ne le devine.
« Eh bien, pour commencer j'ai été abandonné à la naissance par ma mère, mon père était son amant et elle nous a laissé pour son fiancé. » Je marquai une pause et la regardai avant de poursuivre, de toute façon que pouvait-elle me dire ? « Bon j'ai toujours vécu avec ça, je connaissais son prénom et je m'en sortais très bien. Je n'ai jamais cherché à la voir, à la rencontrer ou à en savoir plus. J'ai une belle mère adorable et mon père a toujours été là pour moi. Je n'ai jamais manqué de rien malgré tout. Mais il y a quatre jours, j'ai appris qui elle était, son nom de famille et ce n'est pas tout. C'est la mère d'une amie. Je vous ai appelé car il fallait que ça sorte et je ne veux peiner personne mais je suis tellement en colère. Cela devient trop concret vous voyez ? »
Je la regardai alors, me sentant un peu fébrile. Les mots étaient sortis comme ça, plus facilement que je ne le pensais et, à vrai dire, je ne voyais pas quoi lui dire de plus. Je m'étais un peu plus enfoncé dans le fauteuil et me sentait déstabilisé, ce n'était vraiment pas mon genre de me confier comme ça, à une inconnue.
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MessageSujet: Re: what goes around comes around (ft.Enzo) Dim 18 Déc - 19:15


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La femme que j'étais devenue était bien différente sur l'image, j'étais beaucoup plus rêveuse et timide autrefois, je passais souvent inaperçue dans mon adolescence. Mais  dans le fond, je restais affublée de cette candeur naturelle, de cette curiosité sans limite. Je pensais qu'être psy était être curieux de base. J'étais curieuse d'Enzo. Je voulais l'entendre, le comprendre, et après l'avoir entendu, je souhaitais également l'aider à y voir plus clair. Je me demandais naturellement les événements dans sa vie qui avaient pu le mener ici. Parfois les choses ne semblaient pas aussi limpides qu'un moment particulier survenu par surprise, parfois les gens n'étaient pas bien sans même savoir définir pourquoi. Je n'étais pas là pour leur dire pourquoi, j'étais là pour leur faire découvrir par eux-même.
J'écoutais attentivement ses mots, les mains posées sur mon calepin fermé. « Eh bien, pour commencer j'ai été abandonné à la naissance par ma mère, mon père était son amant et elle nous a laissé pour son fiancé. » J'hochais doucement la tête, dans un signe d'encouragement pour l'inviter à poursuivre. « Bon j'ai toujours vécu avec ça, je connaissais son prénom et je m'en sortais très bien. Je n'ai jamais cherché à la voir, à la rencontrer ou à en savoir plus. J'ai une belle mère adorable et mon père a toujours été là pour moi. Je n'ai jamais manqué de rien malgré tout. Mais il y a quatre jours, j'ai appris qui elle était, son nom de famille et ce n'est pas tout. C'est la mère d'une amie. Je vous ai appelé car il fallait que ça sorte et je ne veux peiner personne mais je suis tellement en colère. Cela devient trop concret vous voyez ? »
Il avait déballé cela rapidement, reprenant à peine son souffle entre les phrases, je voyais dans ses yeux son assurance disparaître un peu, comme s'il accusait le coup de sa propre révélation. Malheureusement, des histoires si lourdes laissaient un impact profond sur l'être. Le fait d'être ami avec sa propre soeur n'aidait en rien. Je décroisais les jambes et me redressais du fond du fauteuil, contrôlant ma curiosité. « Evidemment, cela rend le malaise de toute une vie visible et présent dans votre entourage, cela vous y confronte. Comment avez-vous réagi face à cette découverte ? » Je marquais une courte pause avant de reprendre: « La colère que vous éprouvez, vous ne pensez pas qu'elle était là, latente, depuis toujours ? Que le fait de découvrir cette vérité ne fait que vous forcer à la constater ? » Ce n'était que des questions posées pour le pousser à décoincer ses pensées et les analyser lui-même. Mon rôle n'était que de le porter vers une amélioration de son état d'esprit. Je l'aidais à décortiquer ses sentiments, en réalité, je n'aurais été personne pour savoir directement ce que renfermait son esprit. Mes hypothèse le pousserait soit à me confirmer, soit à se diriger vers une autre. Mes yeux ne le quittaient pas, si j'arrivais à contrôler mes expressions, je n'en étais pas moins fascinée par son histoire et avide de savoir ce qu'il avait d'autre à évacuer.  
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MessageSujet: Re: what goes around comes around (ft.Enzo) Mer 28 Déc - 16:38

« Evidemment, cela rend le malaise de toute une vie visible et présent dans votre entourage, cela vous y confronte. Comment avez-vous réagi face à cette découverte ? » me répondit-elle. « La colère que vous éprouvez, vous ne pensez pas qu'elle était là, latente, depuis toujours ? Que le fait de découvrir cette vérité ne fait que vous forcer à la constater ? » Je n'avais vraiment pas réfléchi à cette éventualité là. Je mis d'ailleurs un petit temps avant de lui répondre.

« J'ai très mal réagi, et je ne m'étais jamais vu aussi mal et en colère. J'ai beaucoup bu et du prendre une journée, je tiens un restaurant. Pour ce qui est d'une colère peut-être enfouie, je ne sais pas, à vrai dire je n'y ai pas du tout pensé. J'ai toujours vécu en sachant que ma mère était partie à ma naissance avec un autre. Pour moi c'était son choix et je ne voulais pas en savoir plus... »

Je marquai une pause avant de reprendre.

« Je ne sais pas si le plus dur c'est de savoir qu'une de mes amies est finalement ma sœur ou alors si c'est juste le fait de mettre un nom, un prénom et un visage sur ma génitrice... »

J'étais vraiment paumé face à tout ça et j'avais besoin d'y voir plus clair.
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Quand Camille Abberline participa au suicide collectif d'une secte il y a environs 20 ans, elle laissa une petite fille démunie et un mari effondré derrière elle. Delphine est donc condamnée à devoir grandir trop vite et s'oublier elle-même pour s'occuper de son père.
A 18 ans, elle manque de quitter la ville avec son amour d'adolescence, éprise par une envie folle de liberté et de voyage. Mais elle finit par rester par culpabilité.
Depuis, au-delà de ses études qu'elle réussit de justesse, sa principale occupation est de gérer son père en fauteuil roulant, se laissant pour ainsi dire complètement aller depuis la mort de sa femme.
Delphine est donc un oiseau aux ailes brisées, dont la vie n'est qu'une gigantesque frustration. Cette solitude obligée fait naître en elle des désirs qu'elle voudrait refouler. Mais il reste certain qu'elle a besoin du contact d'autrui pour exister. Sa préoccupation pour les autres et sa passion pour tous les profils de personnage l'a fait devenir psychologue.

Elle peint et photographie énormément mais ne montre jamais ce qu'elle fait. Elle a repris le jardin de sa mère et le cultive lors de son temps libre.

RP (1/3 libre):

. (ft. Enzo) what goes around comes around.
. (ft. Matthew) untitled.

MessageSujet: Re: what goes around comes around (ft.Enzo) Lun 16 Jan - 22:18


Enzo & Delphine

what goes around comes around


Je ne pouvais évidemment imaginer les sentiments qui devaient parcourir la tête de Enzo par milliers, confronté à ses pensées il devait se noyer sous les informations, sur le changement brutal dans son monde. Je n'avais jamais vécu sa situation, comprendre ses sentiments ne m'était malheureusement pas possible, je ne pouvais qu'entrecouper d'analyse, comparer à d'autres situation et à la confession de ce qu'il ressentait. Ce qui n'était pas évident également. Mettre des mots sur des sensations que l'on ne sait distinguer, c'est très difficile.
Mon rôle n'était pas de comprendre, mais de l'aider à se comprendre lui-même et donc à contrôler cette colère qui le malmenait depuis ce qu'il avait découvert. Je l'écoutais avec attention, donc, tentant de réfléchir également à mes prochaines paroles. « J'ai très mal réagi, et je ne m'étais jamais vu aussi mal et en colère. J'ai beaucoup bu et du prendre une journée, je tiens un restaurant. Pour ce qui est d'une colère peut-être enfouie, je ne sais pas, à vrai dire je n'y ai pas du tout pensé. J'ai toujours vécu en sachant que ma mère était partie à ma naissance avec un autre. Pour moi c'était son choix et je ne voulais pas en savoir plus... » J'hochais la tête d'un air entendu, et malgré la pause qu'il marquait, je ressentais qu'il allait poursuivre donc ne répondis pas immédiatement : « Je ne sais pas si le plus dur c'est de savoir qu'une de mes amies est finalement ma sœur ou alors si c'est juste le fait de mettre un nom, un prénom et un visage sur ma génitrice... » Je croisais son regard perdu, convaincue qu'il était rare d'y voir ce genre de sentiment. Enzo avait réussi sa vie en dépit de l'abandon de sa mère, il tenait un restaurant, il avait grandi et bien évolué, mais malgré cela, le passé revient toujours nous claquer dans la figure. Je me replaçais dans le fond de mon fauteuil pour répondre posément : « C'est une réaction très saine, cette colère éprouvée, cette manière de trouver refuge dans un exutoire, l'alcool ou autre. Je pense que justement, vous pensiez avoir réussi à faire face, vous avez construis votre vie là-dessus, malgré son absence. Et le fait d'apprendre cela aussi brutalement, et à un âge aussi avancé où vous êtes censé être « stabilisé », ça provoque un choc indéniable. Cette colère ne doit juste pas devenir malsaine ou destructrice. » Je marquais une courte pause avant de reprendre : « Selon vous, à présent, lequel de ces deux sentiments prime en vous, finalement? La colère ou la confusion? » Pour moi, Enzo était homme à aimer tous contrôler, et cet événements était hors de contrôle, ce qui provoquait chez lui toute cette confusion.
 
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MessageSujet: Re: what goes around comes around (ft.Enzo) Mer 18 Jan - 15:20

Me vider comme ça n'était pas dans mes habitudes. Je me sentais faible de me confier comme ça ça ne me ressemblait pas mais, en même temps j'étais aussi un peu soulagé. Soulagé de ce poids qui me pesait. J'allais pouvoir retravailler normalement après, j'avais vidé mon sac oui, j'en étais sûr. Reprendre ma vie comme avant. « C'est une réaction très saine, cette colère éprouvée, cette manière de trouver refuge dans un exutoire, l'alcool ou autre. Je pense que justement, vous pensiez avoir réussi à faire face, vous avez construis votre vie là-dessus, malgré son absence. Et le fait d'apprendre cela aussi brutalement, et à un âge aussi avancé où vous êtes censé être « stabilisé », ça provoque un choc indéniable. Cette colère ne doit juste pas devenir malsaine ou destructrice. » « Selon vous, à présent, lequel de ces deux sentiments prime en vous, finalement? La colère ou la confusion? » Je l'écoutai attentivement tout en la regardant. Une réaction saine ? Je ne trouve pas, pathétique plutôt…

« Je ne sais pas... »

lui répondis-je. La colère ou la confusion j'étais incapable de dire ce qui me pesait le plus.

« Je pense que j'ai toujours été en colère contre elle, elle a fait souffrir mon père, elle l'a laissé seul avec moi. Savoir qui elle est ne fait que réveiller ça je pense… Je l'ai jamais exprimé, j'ai toujours été le parfait petit garçon comme mon père a toujours été le meilleur. Je fais tout comme il faut, j'ai appris à vivre sans elle à me faire à l'idée, et voilà qu'en fait elle est plus proche de moi que ce que je pensais... »

Je m'étonnais à faire cette analyse sur moi je n'y avais jamais vraiment réfléchi car je m'étais habituée à vivre comme ça, dans ce mensonge et cette ignorance.
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